La nouvelle de science-fiction.

Lecture et écriture de nouvelles de science-fiction.

 

 

Ce dossier comprend :

-         le texte de deux nouvelles de Ray Bradbury, adapté pour le cycle 3, et accompagné de questions pour la lecture en autonomie.

-         le canevas du projet d’écriture des élèves.

-         un exemple de nouvelle écrite par un élève.

 

 


PISTE POUR L’EXPLOITATION PEDAGOGIQUE :

 

-         Lire la première nouvelle en entier, avant de lancer la phase d’écriture.

-         dans la phase d’écriture, consacrer une première séance courte à l’écriture du canevas (voir fiche donnée). Permettre aux élèves de mettre en commun ce canevas, pour qu’ils détectent les points faibles de leur projet avant l’écriture proprement dite.

 

 
 

 

Un coup de tonnerre

 

 

Adaptation d’une nouvelle de

Ray Bradbury

 

Chapitre 1 : Le début du voyage.

 

 

Sur l’écriteau, il y avait marqué : La randonnée à travers les âges. Voyage dans le passé. Nous vous transportons. Vous l’observez. Eckels fit un chèque de dix mille dollars, qu’il tendit à l’employé assis derrière le guichet. « Garantissez-vous qu’on en revienne vivant ? demanda-t-il.

- Nous ne garantissons rien, répondit l’employé, sauf les dinosaures. Voici monsieur Travis, votre guide dans le passé. Il vous dira ce que vous devez faire. Si vous ne respectez pas les instructions, il y a une amende de dix mille dollars, à payer ferme, et peut-être même de la prison.

- Très bien, dit Eckels. Est-ce certain que nous en verrons un ?

- Nous vous l’assurons. Vous verrez un Tyrannosaurus rex. Le lézard du tonnerre, le plus terrible monstre de l’histoire. Signez ce papier. Quoi qu’il arrive, nous ne sommes pas responsables. Ces dinosaures sont affamés.

- Vous essayez de me faire peur ! dit Eckels.

- Franchement, oui. Nous ne voulons pas de gars paniqués. Six guides ont été tués l’année dernière, et une douzaine de voyageurs. Vous pouvez réfléchir. Votre chèque est encore là. Déchirez-le. »

         Eckels regarda longuement le chèque. Ses doigts se crispèrent. «  Bonne chance, dit l’employé. Monsieur Travis, emmenez-le. »

         Ils traversèrent silencieusement la pièce, et arrivèrent devant la Machine argentée. Ils entrèrent alors dedans, et mirent leur casque à oxygène. Il y avait trois hommes avec eux dans la Machine : Lesperance, l’assistant de Travis, et deux autres voyageurs, Billings et Kramer. La Machine se mit soudain à vibrer, et devant eux le compteur s’affola : 2055 ! 2019 ! 1957 ! 1212 ! 514 ! 13 ! Les années défilèrent ainsi de plus en plus vite.

 

A. Je comprends.

1. Pourquoi Eckels veut-il aller dans le passé ?

2. Trouve une phrase que dit l’employé pour faire peur à Eckels.

3. Pourquoi lui fait-il peur, alors qu’il veut lui vendre un voyage ?

4. Trouve une phrase qui montre qu’Eckels hésite à partir.

5. Qui sont les cinq hommes présents dans la Machine ?

6. En quelle année cette histoire commence-t-elle ?

 

B. Je raconte.

Si tu pouvais voyager dans le passé comme Eckels, qu’aimerais-tu aller voir ? Pourquoi ?

 

 

 

Chapitre 2 : Dans la jungle

 

 

         Lorsque la machine ralentit, le vacarme qu’elle faisait se transforma en murmure, et enfin elle s’arrêta. Travis ouvrit une porte, et une passerelle métallique de six mètres de long se déroula. «  Ceci, dit Travis, c’est la jungle d’il y a soixante-dix millions d’années. La passerelle se trouve quelques centimètres au-dessus du sol. Elle ne touche ni fleur ni arbre, pas même un brin d’herbe. Son but est de vous permettre de tout observer sans toucher quoi que ce soit du monde du Passé. Restez sur la passerelle. Ne la quittez pas. Sous aucun prétexte. Si vous tombez au-dehors vous aurez une amende.

- Pourquoi ? demanda Eckels.

- Nous n’avons pas le droit de changer le Futur. Si vous le faisons, le gouvernement nous interdira de nous servir de notre Machine à remonter le temps.

- D’accord, mais ce n’est pas parce que nous allons marcher par terre que nous allons changer le Futur, dit Eckels.

- Erreur, répondit Travis. Imaginez que vous tuez une souris. Vous tuez du même coup tous les bébés qu’elle aurait eues, et les bébés de ses bébés, et ainsi de suite. Vous tuez des millions de souris sans le savoir. Alors des renards seront privés de nourriture, ils mourront, et peut-être que des espèces entières disparaîtront. Peut-être même que l’Homme disparaîtra. C’est pour cela que vous restez sur la passerelle, compris ?

- Compris. » La jungle autour d’eux était haute et vaste. Des ptérodactyles passaient dans les airs. On entendait des gazouillements, des bruissements, des murmures, des soupirs. Tout était rempli de bruits. Et soudain, tout se tut comme si quelqu’un avait claqué une porte. Le silence. Un coup de tonnerre. Sortant du brouillard, à une centaine de mètres, un Tyrannosaurus rex avançait.

 

 

A. Je comprends.

 

1. A quoi sert la passerelle ?

2. Pourquoi est-ce interdit de toucher quoi que ce soit ?

3. Que se passe-t-il de particulier lorsqu’arrive le tyrannosaurus rex ?

 

B. Je raconte.

 

1. En t’aidant du dessin de couverture, écris une description du tyrannosaurus rex qui fasse très peur.

 

 

 

Chapitre 3 : La peur d’Eckels.

 

Le tyrannosaurus rex arrivait planté sur d’énormes pattes, à larges enjambées, bondissant lourdement. Il était gigantesque, et ses pattes de derrière étaient puissantes, recouvertes d’une peau caillouteuse et brillante, semblables à l’armure d’un terrible guerrier. Sa bouche laissait voir une rangée de dents acérées comme des poignards. « Il pourrait se dresser sur ses pattes et saisir la lune, dit Eckels.

- Chut, dit Travis furieux, il ne nous a pas encore vus.

- Nous avons été fous de venir, dit Eckels. Cela est trop pour nous. Il est trop grand. Je veux partir.

- Taisez-vous, enfin ! dit Travis. Allez tranquillement dans la Machine, et laissez-nous l’observer. » Le tyrannosaurus rex se dressa sur ses pattes. Il sentait affreusement mauvais. Une puanteur de viande pourrie se répandit partout alentour. Travis, Lesperance, Billings et Kramer l’observaient, fascinés. Eckels, de son côté, était sous le choc. Il ne savait plus où aller. Sans se retourner, il marcha comme un aveugle vers le bout de la passerelle. Ensuite, il descendit de la passerelle et marcha dans la jungle sans même s’en rendre compte. Ses pieds s’enfonçaient dans la mousse verte. Il se laissait porter par eux, et il se sentit seul et loin de tout. Soudain, Travis l’aperçut, et lui dit de revenir. Ces paroles mirent en alerte le tyrannosaurus rex, qui les remarqua et commença à se diriger vers eux. Eckels reprit alors soudain ses esprits, sauta sur la passerelle et courut dans la Machine à remonter le temps. Travis referma la passerelle et la porte, et les cinq hommes purent repartir au moment même où la mâchoire d’acier du tyrannosaurus rex allait se refermer sur eux.

         Dans la Machine, Eckels, Billings et Kramer tremblaient et pleuraient, et Travis était fou de colère. « Cet imbécile a failli nous tuer, dit-il en parlant d’Eckels. Mais ce n’est pas le plus grave ! Il est descendu de la passerelle. Il a peut-être changé le Futur pour toujours. La Machine à remonter le temps va être interdite. Je vais perdre mon travail. Stupide crétin ! »

 

A. Je comprends.

Ecris si les phrases suivantes sont vraies ou fausses, en te justifiant avec un extrait du texte.

Exemple : Le tyrannosaurus rex n’a pas de dents.

FAUX. « Sa bouche laissait voir une rangée de dents acérées comme des poignards.»

 

a) Le tyrannosaurus rex a une odeur désagréable.

b) Eckels fait exprès de descendre de la passerelle.

c) C’est à cause des paroles d’Eckels que le tyrannosaurus rex les remarque.

d) Billings et Kramer n’ont pas eu peur.

 

B. J’écris.

Invente une phrase vraie et une phrase fausse concernant ce chapitre.

 

Chapitre 4 : Le papillon.

 

         La Machine les ramenait vers l’année 2055, et Travis avait retrouvé un peu de calme. Néanmoins, il regardait toujours Eckels. « Avez-vous fini de me regarder ? dit celui-ci. Je n’ai rien fait.

- Qu’en savez-vous ? dit Travis.

- Je suis descendu de la passerelle, c’est tout, et j’ai un peu de boue sur mes chaussures. Que voulez-vous que je fasse ? Que je me mette à genoux et que je prie ? dit Eckels.

- Oui, vous devriez le faire. » 1999 ! 2000 ! 2055. La machine s’arrêta. « Sortez » dit Travis. Ils se trouvaient à nouveau dans la pièce d’où ils étaient partis. Elle était dans l’état où ils l’avaient laissée. Pas tout à fait le même, cependant. Le même employé était bien assis derrière le guichet. Mais le guichet n’était pas tout à fait pareil, lui non plus. Travis jeta un regard rapide autour de lui. « Tout va bien, ici ? fit-il sèchement.

- Tout va bien. Bon retour ! dit l’employé.

- Ca va, Eckels, vous pouvez partir, dit Travis. Et ne revenez jamais. » Eckels fit quelques pas en direction de la sortie, mais il sentait une chose étrange. Le monde n’était plus tout à fait le même, il en était sûr, mais il n’aurait pas pu l’expliquer. Et puis, au moment de sortir, il regarda l’écriteau, et son sang se glaça. Il lut : La randon à trave les âges. Voyag dans le pas. Nou vou transportons. Vou l’observez. Eckels se mit alors à gratter comme un fou la boue épaisse de ses chaussures. Il recueillit en tremblant une motte de terre. « Non, ce n’est pas possible. Non, pas une petite chose comme celle-ci. Non ! » Pris dans la boue, jetant des éclairs verts, or et noirs, il y avait un papillon mort. Eckels sentit sa tête tourner. Non, cela ne pouvait changer les choses. Tuer un papillon ne pouvait avoir une telle importance. Et pourtant. Dans son dos, Travis prit son téléphone et composa un numéro.

 

A. Je comprends.

 

1. Qu’est-ce qui prouve à Eckels que le monde a changé ?

2. Pourquoi Eckels tremble-t-il en voyant le papillon ?

3. D’après toi, à qui téléphone Travis à la fin ?

 

B. Je pose des questions.

 

1. Ecris deux questions sur l’ensemble de l’histoire, afin de participer à notre défi-lecture.

 

 

 

 

Le Tyrannosaure. Fiche pratique.

- Le Tyrannosaure ou Tyrannosaurus rex est un grand dinosaure carnivore qui vivait dans ce qui est maintenant l'Amérique du Nord, dans une période à la fin du Crétacé appelée le Maastrichtien, entre 70 et 65 millions d'années avant notre ère. Son nom signifie « lézard tyran ». Il fut le plus grand carnivore terrestre de son temps.

- Il pouvait mesurer douze à quinze mètres de long et peser six tonnes.

 

- Il faisait six mètres de haut.

 

- Il se tenait sur ses deux pattes arrières.

 

- Ses pattes arrières, terminées par un pied à trois orteils griffus, étaient particulièrement puissantes.

 

- Il ne pouvait courir plus vite que 18 km/h. Cette vitesse est certes moins rapide que dans le film Jurassic Park, mais elle ne doit pas être sous-estimée. Elle pouvait lui permettre de prendre une proie en embuscade, et de la poursuivre sur une très courte distance. De plus, des traces d'empreintes fossilisées montrent que le tyrannosaure pouvait avoir des enjambées de 3,75 mètres.

- Le tyrannosaure n'est pas le plus grand des dinosaures carnivores. Voici quelques-uns des plus grands :

-  le Giganotosaure (Amérique du Sud) faisait de 14 à 16 mètres.

- le Carcharodontosaure (Afrique) faisait de 8 à 15 mètres.

- le Spinosaurus (Afrique) faisait de 13 à 16 mètres.

- le Mapusaurus (Amérique du sud) faisait 13 mètres.

Le tyrannosaure ne les a cependant jamais croisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

LA FUSEE

 

Adaptation d’une nouvelle de Ray Bradbury

 

 

 

 

Chapitre 1 : La courte paille.

 

         Souvent, la nuit, Fiorello Bodoni se réveillait et écoutait les fusées passer dans le ciel. Ensuite, il se levait et sortait sur la pointe des pieds. Alors, il pouvait rester des heures sous les étoiles, à regarder les fusées. Une nuit, alors qu’il était dehors, il vit son voisin, le vieux Bramante. « Que fais-tu là ? lui demanda-t-il.

- Je regarde passer les fusées, répondit Bramante. Et toi ?

- Moi aussi. Un jour, l’un d’entre nous montera dedans.

- Tu es fou ! Ni moi, ni toi, ni personne de ta famille ne montera dans une fusée. Les fusées, c’est pour les riches. Ce n’est pas pour nous.

- Ecoute-moi, Bramante. J’ai mis de côté trois mille dollars. Il m’a fallu six ans pour le faire. Je les ai économisés pour mon entreprise, je veux les investir dans du matériel. Mais, chaque nuit, depuis un mois, je ne dors plus. J’entends les fusées. Je réfléchis. Et ce soir, j’ai pris une décision. L’un de nous partira dans l’espace.

- Imbécile ! dit Bramante. Comment le choisiras-tu, celui qui partira ? Lequel ira ? Toi ? Maria, ta femme ? Lorenzo, ton fils aîné? Paolo, ton autre fils ? Ou Myriam, ta fille ?

- Nous tirerons à la courte paille. »

Le lendemain, peu avant le dîner, Fiorello Bodoni arracha quelques brins de paille à un balai, puis il tendit son poing hérissé de brins à ses enfants. « Choisissez », leur dit-il. Ils prirent un brin de paille chacun, solennellement. « Longue.

- Longue.

- Longue. » Tous les enfants avaient tiré. La pièce était silencieuse. Il ne restait plus que deux pailles. Bodoni sentait son cœur qui lui faisait mal. C’était au tour de Maria, sa femme, de tirer. Elle prit un brin de paille. C’était le plus court ! « Félicitations, dit Fiorello Bodoni. Je t’achèterai ton billet aujourd’hui même.

- Attends, Fiorello. Je ne peux pas partir dans l’espace.

- Pourquoi ?

- Je vais avoir un nouveau bébé. Je ne dois pas voyager dans mon état.

- Pourquoi ne m’avais-tu rien dit ? insista Fiorello Bodoni.

- J’ai oublié.

- Maria, Maria. Il faut retirer ! »

 

1. Que Fiorello Bodoni veut-il faire de ses trois mille dollars ?

2. Pourquoi Bramante pense-t-il que c’est stupide ?

3. Es-tu plutôt de l’avis de Fiorello, ou plutôt de l’avis de Bramante ? Explique en quelques mots pourquoi.

4. Pourquoi Maria refuse-t-elle de partir dans l’espace ?

5. Relis attentivement les sept dernières lignes. Qu’est-ce qui peut nous faire penser que Maria dit un mensonge ?

Chapitre 2 : L’idée folle.

 

         Ils tirèrent donc de nouveau. Cette fois, Paolo, le plus jeune fils, prit immédiatement la courte paille. « Je vais dans l’espace !» dit-il. Il faisait des bonds. Puis, soudain, il arrêta de sourire, et il regarda ses parents, son frère et sa sœur. «  Je peux partir, n’est-ce pas ? demanda-t-il en hésitant.

- Oui.

- Et vous m’aimerez encore, quand je reviendrai ?

- Bien sûr. » Paolo regarda le précieux brin de paille dans sa main tremblante. Il secoua la tête. « Je n’y pensais plus. Il y a l’école. Je ne peux pas partir. Il faut tirer de nouveau. » Mais personne ne le voulait. Ils se sentaient lourds et tristes. « Personne n’ira, dit Lorenzo.

- Cela vaut mieux ainsi, dit Maria.

- Bramante avait raison, dit Fiorello Bodoni. »

         Le lendemain, il retourna sur le chantier de son entreprise. C’était un chantier de démolition. Il achetait du métal, le faisait fondre, et le revendait un peu plus cher qu’il ne l’avait acheté. Dans la matinée, un homme arriva pour lui vendre une fusée à trois mille dollars. « Evidemment, ce n’est pas une vraie fusée, lui dit l’homme. C’est une maquette. Vous savez, ils font toujours une maquette, avant de construire une vraie fusée. Mais bon, elle fait tout de même trois mètres de haut. Si vous faites fondre tout ça, vous en tirerez un bon prix.

- Je ne pense pas, dit Fiorello Bodoni. Si je vous l’achète, je vais sûrement perdre de l’argent.

- Alors tant pis, dit l’homme.

- Attendez, dit Fiorello Bodoni. Malgré tout, je la prends. » En effet, un rêve fou venait de germer dans sa tête : il allait emmener sa famille dans l’espace avec cette maquette de fusée. En retouchant un peu la carcasse, il était sûr d’y arriver. Evidemment, Maria fut épouvantée par cette nouvelle. « Tu veux tous nous tuer ? dit-elle. Tu as gaspillé nos économies pour acheter une fusée qui ne servira qu’à nous tuer ? » La dispute fut violente, puis ils réussirent à parler tranquillement tous les deux. Il fut convenu que Fiorello partirait une semaine dans l’espace avec les enfants, et que Maria les attendrait à la maison.

 

A. Je comprends

1. A ton avis, pourquoi Paolo ne veut finalement pas aller dans l’espace ?

2. Quelle est l’idée folle de Fiorello Bodoni ?

3. Comment Maria réagit-elle lorsqu’elle apprend l’idée de Fiorello Bodoni ?

4. Penses-tu que Fiorello doit réaliser son idée ? Pourquoi ?

 

B. J’écris.

1. Imagine ce qu’as dit Fiorello à Maria pour la convaincre de le laisser partir avec les enfants.

2. Invente deux questions concernant les deux premiers chapitres.

Chapitre 3 : Le voyage dans l’espace.

 

 

         Pendant une semaine, Fiorello travailla durement sur la fusée, aménageant tout ce qui lui paraissait nécessaire pour leur voyage dans l’espace. Puis vint le moment du grand départ. Le vaisseau était silencieux comme une horloge arrêtée. Ils dirent au revoir à Maria, puis le sas se referma en sifflant. Il les boucla, comme de petites momies, dans des hamacs en caoutchouc. « Prêts ?

- Prêt ! répondirent-ils.

- Départ ! » Il poussa dix boutons. La fusée tonna et bondit. Les enfants se balancèrent dans leurs hamacs en poussant des cris. « Voici la lune ! » La lune passa comme dans un rêve. Des météores éclatèrent en feu d’artifice. Des heures plus tard, détachés de leurs hamacs, ils se collèrent au hublot. « Voici la Terre… et voici Mars ! » Puis, les enfants se remirent dans leurs hamacs, et ils s’endormirent dans leur sangle comme des papillons dans leurs cocons. « Bon, murmura Fiorello Bodoni, nous voilà enfin seul. » Il sortit sur la pointe des pieds de la chambre de contrôle, et se tint pendant un long moment d’inquiétude devant le panneau du sas. Puis il appuya sur un bouton. La porte pivota. Il sortit. Dans l’espace ? Dans les flots d’encre des météores ? Fiorello Bodoni sourit. Autour de la fusée frémissante s’étendait le chantier. Rouillée, avec son cadenas qui pendait, il vit la grille de la cour, ainsi que sa petite maison silencieuse. Et, au milieu de tout ça, la fusée ronronnante agitait les enfants dans leurs hamacs. Bodoni pria pour tout se passe bien jusqu’à la fin du voyage. Pour qu’il n’y ait pas de coupure dans les films en couleurs. Que les miroirs et les écrans cachés ne soient pas découverts. Avant de retourner dans la fusée, il alla dire bonsoir à sa femme, Maria. « Tu es le meilleur des pères qui soit au monde » chuchota-t-elle.

 

1. Ecris si les phrases suivantes sont vraies ou fausses, en te justifiant avec un extrait du texte.

 

Exemple : Fiorello travailla un an sur la fusée.

FAUX. « Pendant une semaine, Fiorello travailla durement sur la fusée. »

 

a) Les enfants dorment dans des hamacs en fer.

b) Fiorello Bodoni et ses enfants sont vraiment dans l’espace.

c) Fiorello Bodoni a caché des écrans et des miroirs dans la fusée.

d) A la fin de l’histoire, Maria est très en colère contre Fiorello Bodoni.

 

2. A toi d’écrire une phrase vraie et une phrase fausse concernant l’ensemble de l’histoire.

 

 

Production écrite : ma nouvelle de science –fiction.

 

Afin de t’aider à écrire ta nouvelle, tu vas tout d’abord remplir le tableau suivant. Tu peux bien sûr t’aider de ce qui t’es proposé en dessous du tableau.

 

La nouvelle de Bradbury

Ma nouvelle

L’histoire se passe dans le futur.

En 2055

En ……………………

Il y a quelque chose que l’on ne peut voir que dans le futur.

Une machine à remonter le temps.

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………………………………….

…………………………………..

Il y a un personnage principal, qui veut quelque chose de particulier.

Eckels, qui veut aller dans le passé voir un tyrannosaure.

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…………………………………..

…………………………………..

Pendant la nouvelle, il se passe quelque chose d’imprévu.

Eckels marche sur le sol dans le Passé.

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Il y a une conclusion.

Eckels a changé le Futur.

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La nouvelle a un titre.

Un coup de tonnerre.

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Exemples de scénarios possibles :

 

Il y a quelque chose que l’on ne peut voir que dans le futur : Ce sont les animaux qui dominent les hommes. Les hommes sont dans des zoos.

Il y a un personnage principal, qui veut quelque chose de particulier : Morton décide de s’échapper pour délivrer ensuite ses amis.

Pendant la nouvelle, il se passe quelque chose d’imprévu : Il découvre que les animaux ont enfermé les humains pour sauver la planète.

 

Il y a quelque chose que l’on ne peut voir que dans le futur : Les robots, qui sont très intelligents, deviennent fous.

Il y a un personnage principal, qui veut quelque chose de particulier :  Schuman décide de tous les déconnecter.

Pendant la nouvelle, il se passe quelque chose d’imprévu : Schuman découvre que son père est un robot.

Les robots méchants

 

Cette histoire commença en 2013. Lilie avait aperçu une pancarte avec marqué dessus " Une machine qui va dans le futur". Alors Lilie voulut aller voir les robots en 3011. Elle rentra dans une boutique, et elle aperçut une personne. Lilie dit au monsieur : " Bonjour, je m'appelle Lilie.

- Bonjour. Moi c'est Tony Dry, répondit le monsieur.

- Je voudrais aller visiter les robots en 2013.

- D'accord, dit Tony en souriant.

- Merci" dit Lilie.

Alors, tous les deux allèrent dans la machine. Il y avait aussi un guide et deux autres voyageurs, monsieur Chalk, et monsieur Belon. Une fois arrivé en 3011, tout avait changé : les maisons, les plantes, le soleil, tout était noir. Et tout au fond il y avait un vaisseau et le guide dit : " Il ne faut pas aller dans ce vaisseau parce que sinon ça peut changer le passé." Tout à coup, il y eut un robot qui vint derrière le guide et le prit par le cou. Le robot le prit en otage. Après tous les robots vinrent autour de tous les humains, sauf Lilie. Alors elle alla dans la maison d'un robot, elle prit un gadget, et elle alla tuer quelques robots. Après Lilie fut repérée, et elle alla dans le vaisseau pour que les robots ne l'attrapent pas. Lilie changea le passé. Alors elle prit un gadget de défense du vaisseau et tua tous les robots. Et elle courut vers la machine, puis tout le monde rentra dedans. Tony était très ravi que Lilie ait sauvé monsieur Chalk et monsieur Belon. Tony applaudit. Mais quand ils arrivèrent en 2013, tout avait changé. Là-bas, tout était noir.

 

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