La nouvelle policière (cycle 3).
Lecture et écriture d’une nouvelle policière.
Ce dossier comprend :
- le texte de la
nouvelle « La nuit du loup » adapté pour le CE2, accompagné de
questions pour la lecture en autonomie.
- Le scénario de la
nouvelle et le canevas pour l’écriture des élèves.
- La fiche des mots
de vocabulaire relevés dans la nouvelle, et qui aideront à l’écriture.
- Un exemple de
production d’élève.
Conseil de lecture pour poursuivre la découverte des
nouvelles policières : Crime caramels de Jean-Loup Craipeau chez Syros jeunesse.
Pistes pour l’exploitation
pédagogique :
-
constituer une
fiche de vocabulaire, exposée en classe. Cette fiche regroupera tous les mots
spécifiques de la nouvelle policière répertoriés à chaque chapitre. Elle
constituera une aide précieuse lors de la phase d’écriture.
-
à l’issue de
chaque séance de lecture, faire le point sur les hypothèses concernant chaque
suspect, à l’aide d’une fiche exposée en classe. Cela facilitera le travail de
détectives des élèves.
-
dans la phase d’écriture,
consacrer une première séance courte à l’écriture du canevas (voir fiche
donnée). Permettre aux élèves de mettre en commun ce canevas, pour qu’ils
détectent les points faibles de leur projet avant l’écriture proprement dite.
LA NUIT DU LOUP
Adaptation de la nouvelle de Marie Bertherat
Chapitre 1 : La brebis.
C’était une nuit sans lune, et c’est pour cela que
Peter Nelson l’avait choisie. Peter Nelson était un berger, éleveur de brebis. Il
gara sa camionnette sur un chemin de terre, à une centaine de mètres de
l’enclos aux loups. Puis, il transporta l’échelle jusqu’à la clôture de fils
barbelés. Ensuite, il retourna chercher la brebis. Avant de partir, il avait
pris soin de lui lier les pattes et de l’assommer d’un coup de pelle sur la
tête. Il ne voulait surtout pas l’entendre bêler.
Il monta alors en haut de l’échelle, la brebis sur ses
épaules. Arrivé sur le dernier barreau, il leva l’animal à bout de bras et le
balança par-dessus le grillage. Un bruit mat accompagna sa chute dans l’enclos.
La brebis gisait les quatre pattes en l’air, tandis qu’un filet de sang coulait
de son museau. « Parfait ! Ils adorent l’odeur du sang frais »
ricana Peter Nelson à voix basse. Mais il n’attendit pas que les loups arrivent
et se jettent sur la brebis. Il devait partir avant que le jour se lève,
personne ne devait le surprendre ici.
C’est Morgan Newman qui découvrit le cadavre, aux
trois quarts dévoré, de la brebis. Il était à peine six heures du matin et elle
venait d’arriver au parc à loups. Elle appela immédiatement Thomas Filmore, et
lui dit de venir tout de suite. Thomas était son assistant. Cinq minutes plus
tard, il rejoignait Morgan, qui paraissait très énervée. « Thomas,
regardez-moi çà ! Que s’est-il passé à votre avis ?
-
Je ne sais pas, madame. J’ai pourtant vérifié l’enclos la semaine dernière.
Tout allait bien. Je ne comprends pas par où elle a pu entrer.
-
Vous ne comprenez pas, Thomas. C’est ça le problème avec vous : vous ne
comprenez pas ! s’énerva Morgan. On va avoir le comité des éleveurs sur le
dos, avec cette histoire ! Ils vont en faire tout un plat. Si ça se
trouve, ils vont m’obliger à fermer mon parc. » Morgan aurait sans doute
continué sa longue plainte si le loup blanc n’était pas arrivé. « Sibir,
tu es là ! s’exclama-t-elle. Tu es venu me consoler ! ». Sibir
était le plus beau loup de la meute rassemblée par Morgan. Morgan l’adorait.
Elle se coucha, et Sibir s’approcha d’elle jusqu’à poser son museau sur son
épaule. Alors, Morgan le prit dans ses bras. C’était leur façon à eux de
communiquer.
1.
Qui sont les quatre personnages du début de l’histoire ? Ecris leurs noms
et quelques mots qui les présentent.
2.
Qu’est venu faire Peter Nelson près de l’enclos aux loups ?
3.
D’après toi, pourquoi Peter Nelson a-t-il fait cela ?
4.
Pourquoi Morgan a-t-elle peur que l’on ferme son parc à loups ?
5.
Trouve une question à poser à tes camarades sur ce texte.
Chapitre 2 : Sibir protège le corps de Morgan.
Un mois plus tard, dans la nuit …
Sibir tournait autour de Morgan. Les oreilles
dressées, il grognait et relevait ses babines en montrant ses crocs puissants.
Les autres loups avaient compris le message : le festin, à peine entamé, était déjà terminé. Le chef des
loups ne voulait plus qu’on approche. La meute, docile, jeta un dernier coup
d’œil au corps appétissant de la femme étendue sur le sol, puis s’éloigna.
Sibir observa longuement Morgan. Son cou saignait
abondamment. Le liquide, rouge et visqueux, s’en échappait comme des larmes. Et
sa main gauche, la main qui caressait Sibir, était arrachée. Désormais, Sibir
montait la garde, pour qu’aucun loup ne touche au corps de Morgan.
A cinq heures cinquante, Thomas Filmore arriva pour
vérifier les trente kilomètres de clôture de l’enclos à loups. Il pensait à
Morgan. Avant, elle aimait s’amuser et danser, surtout avec Barbara Parker, son
amie d’enfance. Mais, depuis la mort de ses parents, trois ans auparavant, elle
était devenue solitaire, presque sauvage. Elle n’avait plus qu’une seule
passion : les loups. Pourtant, elle aurait pu s’amuser, avec les douze millions de dollars hérités de
ses parents, monsieur et madame Gold. Au lieu de cela, elle avait monté
ce parc à loups, et même son mariage avec Alexander Newman, six mois plus tôt,
n’avait pas changé son caractère. Elle passait ses journées à s’occuper de ses
animaux et à les observer.
Thomas s’approcha et aperçut soudain Peter Nelson.
« Peter Nelson !
-
Oui, c’est moi.
-
Nom d’un chien, Peter, qu’est-ce que tu fiches ici ?
-
Je suis venu récupérer ma brebis. Ben oui, j’en ai une qu’a fichu le camp. Je
me demande si les loups l’auraient pas mangé, des fois.
-
Peter, tu es ici sur une propriété privée. Quitte les lieux, ou j’appelle la
police.
-
OK, je m’en vais. Mais si ce sont vos loups qui ont mangé ma brebis, c’est vous
qui allez avoir des problèmes avec la police. Salut ! » Peter Nelson
partit, et Thomas s’approcha de l’enclos aux loups. Il aperçut un corps allongé
par terre : c’était Morgan !
le festin : le bon repas.
les douze millions de dollars hérités
de ses parents : les douze
millions que ses parents lui ont laissés à leur mort.
1.
Morgan est morte. Où a-t-elle été blessée ?
2.
D’après toi, pourquoi Sibir la protège-t-elle ?
3.
Quel évènement malheureux est-il arrivé à Morgan trois ans auparavant ?
4.
D’après toi, qu’est-ce qui a pu causé la mort de Morgan ?
5.
Trouve une question à poser à tes camarades sur ce texte.
Chapitre 3 : L’inspecteur Cop parle avec Alexander
Newman.
Dans
la grande maison blanche, les volets étaient tous ouverts. Sauf deux :
ceux de la chambre de Morgan Newman. Son corps n’y reposait pas. Il était
encore à la morgue, pour autopsie.
Sur
la moquette bleu pâle était étendu son mari, Alexander Newman. Il avait allumé
vingt-quatre bougies, une par année de vie de celle qui avait été sa femme. A
voix basse, les yeux tournés vers le plafond, il priait pour le repos de son
âme.
On
frappa trois coups faibles à la porte. C’était madame Filmore, la dame qui
s’occupait de la maison. « Laissez-moi tranquille ! cria Alexander.
- L’inspecteur Pit Cop est
arrivé, il veut vous parler. Vous devriez venir, monsieur.
- Ah ? Hé bien,
j’arrive ! ». Alexander Newman, après quelques instants, descendit
dans le hall. Un homme vêtu d’un pardessus beige l’attendait. Il avait la
quarantaine, le front dégarni, et de larges joues rougies par le froid.
« Je suis l’inspecteur Pit Cop, se présenta-t-il.
- Je sais. Alors, où en
êtes-vous ?
- L’autopsie n’est pas terminée,
mais à première vue votre femme est morte d’une blessure à la gorge. Nous avons
relevé des traces de dents de loup sur son cou.
- Elle aurait été égorgée par un
loup ? Mais pourquoi ? Les loups étaient ses amis. Elle les aimait
tellement.
- Thomas Filmore dit qu’il avait
rendez-vous avec votre femme à six heures ce matin. Avait-elle l’habitude de
sortir si tôt ?
- Oui. Elle aimait le silence de
la nuit. Elle aimait les ombres de la forêt. Elle aimait tout ce qui nous fait
peur, à nous, les hommes ordinaires.
- L’avez-vous vue sortir, cette
nuit ? demanda l’inspecteur.
- Elle a dû se lever en silence,
comme à son habitude. Elle savait que je me réveille tard.
- J’ai croisé une jeune personne
dans le hall, tout à l’heure. Une jeune fille blonde. Qui est-ce ?
- Ah ! Sans doute Barbara
Parker, une amie d’enfance de ma femme.
- Elle habite ici ?
- Oui, mais plus pour très
longtemps.
- Que fait-elle ici ?
- Cette fille n’a ni travail, ni
endroit où vivre. Alors Morgan a accepté de la loger, pour un temps. Mais cela fait
déjà trois mois, et je lui ai demandé de partir aujourd’hui.
- Je préfèrerais qu’elle reste
jusqu’à la fin de l’enquête, dit l’inspecteur.
- Comme vous voudrez,
inspecteur. »
la morgue : l’endroit où l’on met le corps des gens qui
sont morts, avant leur enterrement.
Autopsie : enquête d’un médecin sur le corps d’une
personne morte, pour trouver des indices.
1.
Alexander parait-il très amoureux de Morgan ? Qu’est-ce qui le
montre ?
2.
Qu’a révélé l’autopsie de Morgan pour l’instant ?
3.
Pourquoi Alexander trouve-t-il surprenant qu’un loup ait tué Morgan ?
4.
Qui est Barbara Parker ?
5.
Trouve une question à poser ce texte.
Chapitre 4 : L’inspecteur Cop parle avec Barbara
Parker.
Cinq minutes plus tard, Barbara Parker, l’amie
d’enfance de Morgan, apparut. « Vous vouliez me voir, inspecteur ?
demanda la jeune femme.
- Où
étiez-vous cette nuit, mademoiselle ?
- Dans
ma chambre, monsieur.
- Avez-vous
entendu du bruit ?
- Non,
je dormais.
- Morgan
Newman vous a-t-elle parlé d’un rendez-vous qui l’aurait fait sortir cette
nuit ?
- Un
rendez-vous ? répéta-t-elle avec surprise. Non, pas du tout !
- Morgan
Newman et vous étiez proches ?
- Oh
oui monsieur. Nous étions de très bonnes amies. Nous n’avions pas de secret
l’une pour l’autre. Nous discutions souvent, pendant qu’Alexander dormait.
- Avait-elle
des ennuis en ce moment ?
- Vous
savez, les gens du coin la détestaient.
- Ah
bon, pourquoi ? s’étonna Cop.
- A
cause des loups, bien sûr. Elle voulait les réintroduire dans la région.
- Et
vous pensez qu’elle allait y parvenir ?
- C’était
bien parti, en tout cas. Son élevage est une réussite. Il y a déjà eu une
naissance. Quand elle aurait eu quatre petits, elle les aurait relâchés. Cela
ne plaisait pas aux éleveurs. Ils avaient peur que les loups mangent leurs
brebis.» Pit Cop voyait la situation sous un jour nouveau. Finalement,
quelqu’un avait bien pu aider les loups à dévorer Morgan. « Est-ce que son
mari la soutenait ? demanda l’inspecteur.
-
Alexander ? Vous savez, c’est un anglais. C’est un intellectuel qui ne
pouvait pas aider Morgan dans son combat pour les loups.
-
Comment se sont-ils rencontrés ?
-
Il a débarqué un jour ici. Il a dit qu’il était romancier et qu’il écrivait une
histoire sur les loups. Ils se sont mariés trois semaines plus tard. C’était il
y a six mois.
-
Et maintenant, le voilà veuf … et riche.
-
A millions » dit Barbara.
1.
Pourquoi les gens des environs détestaient-ils Morgan ?
2.
Comment Alexander et Morgan se sont-ils rencontrés ?
3.
Pour quelle raison Alexander peut-il être un suspect ?
4.
A ce point de l’enquête, à ton avis, qui a tué Morgan Newman ? Ecris en
quelques lignes comment.
Chapitre 5 : D’étranges coïncidences.
Ensuite, l’inspecteur Cop parla avec
Thomas Filmore, qui lui révéla que Peter Nelson, le berger, était près de
l’enclos la nuit du crime. L’inspecteur avait désormais plusieurs suspects. En
rentrant à son bureau, il aperçut Barbara Parker. Elle avait une curieuse
démarche, comme si ses bottes étaient trop petites pour elle. Elle courait en
direction d’une petite tour, sans doute un pigeonnier réaménagé.
Quelques minutes plus tard, arrivé à
son bureau, l’inspecteur reçut un coup de téléphone. C’était Hank, qui avait
terminé l’autopsie de Morgan Newman. « Elle a une belle entaille à la
gorge, mortelle sans doute, dit Hank. L’origine de la blessure est
douteuse : rasoir, couteau, ou dents tranchantes. Elle a aussi un hématome à l’arrière du
crâne. Chute ou coup de massue, difficile à dire. Enfin, Morgan portait des
bottes trop grandes pour elle.
- J’envoie
quelqu’un les chercher. Merci, Hank. » Barbara portait des bottes trop
petites, Morgan des bottes trop grandes. L’inspecteur trouvait cela étrange. Il
appela Martha, du service des identités, pour avoir des renseignements sur
Barbara Parker. Elle lui dit ceci : « Barbara Parker, née le
L’inspecteur Cop commençait à comprendre … Il demanda
ensuite des informations sur Alexander Newman. Martha lui dit : «
Alexander Newman, né à Brighton en 1965. Habite aux Etats-Unis depuis sept
mois. »
Brighton, comme Barbara. Cela faisait beaucoup de
coïncidences pour l’inspecteur Cop. Il reçut ensuite les bottes de Morgan.
Elles étaient en tout point semblables à celles de Barbara Parker. Les amies
d’enfance les avaient sans doute achetées ensemble, un jour de shopping entre
filles.
un hématome : une trace de coup ou de choc.
1.
Quel indice pousse l’inspecteur à demander des informations sur Barbara
Parker ?
2.
Qu’est-il arrivé aux parents de Morgan et de Barbara ?
3.
Alexander Newman et Barbara Parker sont tous les deux partis de Brighton, sept
mois avant le meurtre, pour aller aux Etats-Unis. Pourquoi l’inspecteur Cop
pense-t-il que c’est un indice important ?
4.
Que constate l’inspecteur en voyant les bottes que portait Morgan ?
5.
Après ces nouveaux indices, qui est selon toi le coupable ?
Chapitre 6 : La main
Le lendemain, Thomas Filmore alla
nourrir les loups. Sibir arriva le premier. Il marchait d’un pas lent, la queue
entre les jambes. Quelques mètres en arrière suivait une magnifique louve
brune, sa compagne. Sibir et elles formaient un couple stable depuis deux ans.
Comme dans toutes les meutes, eux seuls pouvaient s’accoupler.
Sibir ne s’occupa pas de la viande qu’apportait Thomas
Filmore. Il déposa par terre une chose rouge. Cette chose rouge était une main.
Non pas une main ouverte, mais un poing serré. Cette main, Thomas l’avait
reconnue. C’était la main qui savait caresser les loups, celle de Morgan. Il
prit la main dans un mouchoir, et appela l’inspecteur.
L’inspecteur le retrouva non loin de la
maison blanche de Morgan. Lorsqu’ils ouvrirent la main, ils découvrirent un
bouton. « Un bouton de veste d’homme, il me semble » précisa
l’inspecteur. Thomas, soudain, se souvint. Il manquait un bouton à la veste
d’Alexander. Il en informa l’inspecteur. Désormais, celle-ci avait presque tout
compris.
L’inspecteur demanda à Thomas de
l’accompagner jusqu’à la maison blanche. Au premier coup de sonnette, la mère
de Thomas leur ouvrit la porte. « Pourrais-je parler à Alexander
Newman ? demanda Cop.
- Il
est sorti se promener, répondit madame Filmore.
- Et
Barbara Parker ?
- Aussi.
- Pouvez-vous
me conduire au vestiaire, s’il vous plaît ? » Là, il trouva la veste
en cuir d’Alexander. Le bouton arraché correspondait bien à celui qui manquait.
L’inspecteur Cop le rangea dans sa poche, à côté du mouchoir de Thomas, et il
se dirigea vers la porte. Une fois dehors, il se dirigea vers une petite tour,
où il avait vu Barbara s’engouffrer la veille. Arrivé à la porte de ce
pigeonnier, Pit Cop actionna doucement la poignée. Mais c’était fermé à clé. Il
sortit son passe-partout de la poche intérieure de son par-dessus et l’utilisa.
La serrure céda aussitôt.
1.
Que Sibir dépose-t-il par terre ?
2.
Quel indice semble accuser Alexander ?
3.
D’après toi, pourquoi Alexander aurait-il tuer Morgan ?
4.
Où se rend l’inspecteur à la fin de l’extrait ? Pourquoi ?
5.
Trouve une question à poser sur cet extrait à tes camarades.
Chapitre 7 : Fin de l’enquête.
Alexander Newman et Barbara Parker
étaient là, enlacés sur une banquette de velours orangé. Ni lui, ni elles
n’avaient entendu la clé tourner dans la serrure. L’inspecta Cop leur récita la
formule d’usage : tout ce que vous direz ou ferez pourra être retenu
contre vous. Alexander Newman répondit qu’il voulait appeler son avocat. Et
Barbara se serra, encore un peu plus, contre lui.
Après trois jours d’emprisonnement,
Barbara avoua. Elle raconta son coup de foudre à Brighton pour le bel anglais
raffiné qui écrivait de la poésie mais n’avait pas un sou. Et l’idée qui germa
dans leur tête. Alexander séduirait Morgan et l’épouserait. Puis, ils
élimineraient celle qu’ils surnommaient la
folle. Alexander hériterait et ils vivraient riches et heureux.
Lorsque
Alexander apprit les aveux de
Barbara, il nia : « C’est Barbara qui a tout mis
sur pied. Je suis un
poète, pas un assassin. J’ai vraiment aimé Morgan.
Je ne voulais pas qu’elle
meure. C’est Barbara qui l’a entraînée dehors
dans le parc à loups, cette
nuit-là. » Mais les preuves
l’accablaient : le bouton de sa veste,
arraché à la suite d’une lutte, et que la victime
avait gardé dans son poing
serré. Les bottes trop grandes de Morgan, qu’Alexander lui
avait enfilées après
l’avoir assommée dans la chambre car, bien sûr, il
ne fallait pas que sa femme
soit retrouvée dehors pieds nus. Elle ne les avait pas
utilisées pour marcher
puisqu’elle était inconsciente et qu’il
l’avait portée sur son épaule jusqu’à
l’enclos aux loups. Hélas, Alexander s’était
trompé. Au vestiaire, il avait pris
les bottes de Barbara, identiques à deux pointures près.
Ce genre de petites
négligences vous conduisent en prison !
Alexander aurait dû écouter sa femme au
lieu de la traiter de folle quand elle lui disait que les loups étaient ses
amis. Surtout quand elle lui parlait de Sibir. Peut-être aurait-elle dû lui
expliquer qui il était en réalité ? Parce que Sibir n’était pas n’importe
quel loup. C’était un animal qui avait souffert. Un jour, il avait failli
mourir. Une voiture l’avait renversée sur une route du Montana. En grand
secret, Morgan l’avait soigné. Avec une infinie patience et beaucoup d’amour.
Parce qu’elle voulait qu’au moins un être survive à ce terrible accident.
Si seulement Alexander Newman l’avait
su … les choses, alors, se seraient peut-être passées autrement.
1.
Pourquoi Barbara et Alexander voulaient-ils tuer Morgan ?
2.
Quelles sont les deux preuves qui prouvent qu’Alexander est coupable ?
3.
Pourquoi Sibir était-il un loup particulier ?
4.
D’après toi, Alexander et Barbara méritent-ils la même punition, ou l’un des
deux doit-il être puni plus que l’autre ? Pourquoi ?
5.
Trouve deux questions à poser sur l’ensemble de l’histoire.
6.
Je suis un mot de sept lettres qui commence par un S. Sans moi, les clefs ne
servent à rien.
7.
Je suis un mot de huit lettres commençant par un A. Je désigne quelqu’un qui a
tué une autre personne.
8.
Je suis un mot de neuf lettres commençant par un V. Je suis un endroit où on
change d’habits.
9.
Je commence par un P. Au pluriel, je suis un mot de sept lettres. Les
inspecteurs se servent de nous pour accuser les coupables.
LE SCENARIO DE LA NOUVELLE POLICIERE
« LA NUIT DU LOUP »
1/ INTRODUCTION
|
Où se passa l’histoire ? Qui étaient les personnages
principaux ? |
L’histoire
se passa aux Etats-Unis, dans le Montana. Morgan
Newman était une jeune femme qui
s’occupe d’un parc à loups. Thomas
Filmore était son assistant. Peter
Nelson était un berger qui n’habite
pas très loin. Alexander
Newman était le mari de Morgan. Barbara
Parker était la meilleure amie de
Morgan. |
2/ LE CRIME
|
De quoi s’agit-il ? Qui fut la victime ? |
Il
s’agit d’un meurtre. Morgan Newman fut la victime. |
|
Que sait-on sur le crime ? Y avait-il des témoins ? Qui l’a
découvert ? |
Morgan
est morte dans le parc à loups. Elle a eu la main arrachée. Il n’y avait pas
de témoin. C’est Thomas qui l’a découverte. |
3/ LE DEBUT DE L’ENQUETE
|
Qui mena l’enquête ? Comment ? |
C’est
l’inspecteur Pit Cop qui mena l’enquête. Il interrogea les gens qui
connaissaient Morgan. Il obtint des renseignements par son assistante qui
effectuait des recherches. La personne qui pratiqua l’autopsie l’aida
également. |
|
La fausse piste. |
On
pense d’abord que c’est Peter Nelson qui est le criminel, car il avait
intérêt à ce que Morgan meurt (comme cela, il n’y aurait plus de parc à loups,
et plus de danger pour ses brebis). De plus, il avait commis un acte étrange
(il a jeté une brebis dans le parc à loup). |
4/ LA SUITE DE L’ENQUETE
|
Grâce à de nouveaux indices, l’inspecteur trouva les coupables. |
L’inspecteur
Cop découvrit : -
que Barbara et Alexander étaient arrivés en même temps aux Etats-Unis, et
qu’ils se connaissaient donc peut-être. -
que les bottes retrouvées sur Morgan appartenaient en fait à Barbara. -
que Morgan tenait dans sa main, au moment de mourir, un bouton appartenant à
Alexander. Puis
il surprit Barbara et Alexander dans le pigeonnier. |
5/ CONCLUSION
|
L’arrestation et les aveux. |
Barbara
avoua tout. Alexander voulut encore nier, mais il y avait trop de preuves
contre lui. |
QUELS TEMPS SONT UTILISES PRINCIPALEMENT : L’imparfait et
le passé simple.
LE NARRATEUR EST-IL UN DES PERSONNAGES ? Non.
LE SCENARIO DE MA NOUVELLE POLICIERE
1/ INTRODUCTION
|
Où
se passa l’histoire ? Qui
étaient les personnages principaux ? |
…………………………………………..…………… ……………………………………………………….. ……………………………………………………….. ……………………………………………………….. ……………………………………………………….. ……………………………………………………….. ……………………………………………………….. ………………………………………………………... |
2/ LE CRIME
|
De quoi s’agit-il ? Qui fut la victime ? |
…………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………….. |
|
Que sait-on sur le crime ? Y avait-il des témoins ? Qui l’a
découvert ? |
…………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………….. …………………………………………………………………………. |
3/ L’ENQUÊTE COMMENCE
|
Qui mena l’enquête ? Comment ? |
………………………………………………………………….. ………………………………………………………………….. ………………………………………………………………….. ………………………………………………………………….. ………………………………………………………………….. |
|
La fausse piste. |
………………………………………………………………….. …………………………………………………………………. …………………………………………………………………. …………………………………………………………………. …………………………………………………………………. …………………………………………………………………. |
4/ L’ENQUÊTE SE POURSUIT
|
Grâce
à de nouveaux indices, l’inspecteur trouve le ou les coupables. |
…………………………………………………………………………….. …………………………………………………………………………….. …………………………………………………………………………….. …………………………………………………………………………….. …………………………………………………………………………….. …………………………………………………………………………….. |
5/ CONCLUSION
|
L’arrestation et les aveux. |
…………………………………………………………………………. …………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………….. ………………………………………………………………………….. |
QUELS TEMPS SONT UTILISES PRINCIPALEMENT : L’imparfait et
le passé simple.
LE NARRATEUR EST-IL UN DES PERSONNAGES ? Non.
LE VOCABULAIRE DE LA NOUVELLE POLICIERE
Le vocabulaire concernant la victime : Mort. Morte. Crime. Blessure. Sang. Peau. Cou. Jambe. Visqueux.
Cadavre. Corps.
Le vocabulaire concernant l’enquête : Commissaire. Inspecteur. Détective. Enquête. Indices. Détails.
Preuves. Interrogatoire. Arrêter. Arrestation. Emprisonner. Emprisonnement.
Accuser. Innocenter.
Autopsie :
examen d’un mort, pour savoir pourquoi il est mort.
Mobile : raison
pour laquelle on veut tuer quelqu’un.
Alibi : preuve
que quelqu’un n’était pas sur les lieux du crime au moment où s’est passé le
crime.
LE VOCABULAIRE DE LA NOUVELLE POLICIERE
Le vocabulaire concernant la victime : Mort. Morte. Crime. Blessure. Sang. Peau. Cou. Jambe. Visqueux.
Cadavre. Corps.
Le vocabulaire concernant l’enquête : Commissaire. Inspecteur. Détective. Enquête. Indices. Détails.
Preuves. Interrogatoire. Arrêter. Arrestation. Emprisonner. Emprisonnement.
Accuser. Innocenter.
Autopsie :
examen d’un mort, pour savoir pourquoi il est mort.
Mobile : raison
pour laquelle on veut tuer quelqu’un.
Alibi : preuve
que quelqu’un n’était pas sur les lieux du crime au moment où s’est passé le
crime.
LE VOCABULAIRE DE LA NOUVELLE POLICIERE
Le vocabulaire concernant la victime : Mort. Morte. Crime. Blessure. Sang. Peau. Cou. Jambe. Visqueux.
Cadavre. Corps.
Le vocabulaire concernant l’enquête : Commissaire. Inspecteur. Détective. Enquête. Indices. Détails.
Preuves. Interrogatoire. Arrêter. Arrestation. Emprisonner. Emprisonnement.
Accuser. Innocenter.
Autopsie :
examen d’un mort, pour savoir pourquoi il est mort.
Mobile : raison
pour laquelle on veut tuer quelqu’un.
Alibi : preuve
que quelqu’un n’était pas sur les lieux du crime au moment où s’est passé le
crime.
LE PETIT TUEUR
Tout commença à Paris. Une jeune fille
nommée Clara travaillait dans la lutte contre les enfants. Un soir elle rentra
du boulot à exactement
Ensuite, l’inspecteur entra dans une
rue, jusqu’au local d’une association nommée « La lutte contre les
enfants. » Puis, il vit un jeune homme aller vers le lieu du crime, et
effacer des traces. Hakim prit des photos, et chercha sur son ordinateur qui
était cet homme. Il vit que c’était un homme nommé Frédéric. Il travaillait
dans une entreprise qui lutte contre la saleté, et c’est pour cela qu’il lavait
les preuves.
Ensuite, Hakim revint vers le lieu du
crime, et vit une sucette à la menthe et un porte-clé en or coincés dans le
caniveau. Il savait qu’il n’y avait que le petit garçon pour avoir une sucette
à la menthe ! Il partit donc chez le petit garçon et l’interrogea. Une
semaine plus tard, le garçon avoua qu’il avait tué Clara, car elle n’aimait pas
les enfants. Le garçon alla dans une prison pour mineur.
Encore un meurtre élucidé grâce à Hakim
Filmore !
Exemples
de critères d’évaluation :
Ma nouvelle est cohérente ; on comprend tout
facilement
Dans ma nouvelle, il y a une enquête, des indices et
des preuves qui mènent à une arrestation ….
Dans ma nouvelle, il y a une fausse piste
Ma nouvelle est écrite principalement au passé simple
et à l’imparfait
J’ai fait des phrases courtes et facilement
compréhensibles