La nouvelle de science-fiction.
Lecture et écriture de nouvelles de science-fiction.
Ce dossier comprend :
- le texte de deux
nouvelles de Ray Bradbury, adapté pour le cycle 3, et accompagné de questions
pour la lecture en autonomie.
- le canevas du
projet d’écriture des élèves.
- un exemple de
nouvelle écrite par un élève.
PISTE POUR L’EXPLOITATION
PEDAGOGIQUE :
- Lire la première
nouvelle en entier, avant de lancer la phase d’écriture.
- dans la phase
d’écriture, consacrer une première séance courte à l’écriture du canevas (voir
fiche donnée). Permettre aux élèves de mettre en commun ce canevas, pour qu’ils
détectent les points faibles de leur projet avant l’écriture proprement dite.
Un coup de tonnerre
Adaptation d’une nouvelle de
Ray Bradbury
Chapitre 1 : Le début du voyage.
Sur l’écriteau, il y avait marqué : La randonnée à travers les âges. Voyage dans
le passé. Nous vous transportons. Vous l’observez. Eckels fit un chèque de
dix mille dollars, qu’il tendit à l’employé assis derrière le guichet.
« Garantissez-vous qu’on en revienne vivant ? demanda-t-il.
-
Nous ne garantissons rien, répondit l’employé, sauf les dinosaures. Voici
monsieur Travis, votre guide dans le passé. Il vous dira ce que vous devez
faire. Si vous ne respectez pas les instructions, il y a une amende de dix
mille dollars, à payer ferme, et peut-être même de la prison.
-
Très bien, dit Eckels. Est-ce certain que nous en verrons un ?
- Nous
vous l’assurons. Vous verrez un Tyrannosaurus
rex. Le lézard du tonnerre, le plus terrible monstre de l’histoire. Signez
ce papier. Quoi qu’il arrive, nous ne sommes pas responsables. Ces dinosaures
sont affamés.
-
Vous essayez de me faire peur ! dit Eckels.
-
Franchement, oui. Nous ne voulons pas de gars paniqués. Six guides ont été tués
l’année dernière, et une douzaine de voyageurs. Vous pouvez réfléchir. Votre
chèque est encore là. Déchirez-le. »
Eckels regarda longuement le chèque.
Ses doigts se crispèrent. « Bonne chance, dit l’employé. Monsieur Travis,
emmenez-le. »
Ils traversèrent silencieusement la
pièce, et arrivèrent devant la Machine argentée. Ils entrèrent alors dedans, et
mirent leur casque à oxygène. Il y avait trois hommes avec eux dans la
Machine : Lesperance, l’assistant de Travis, et deux autres voyageurs,
Billings et Kramer. La Machine se mit soudain à vibrer, et devant eux le
compteur s’affola : 2055 ! 2019 ! 1957 ! 1212 !
514 ! 13 ! Les années défilèrent ainsi de plus en plus vite.
A.
Je comprends.
1.
Pourquoi Eckels veut-il aller dans le passé ?
2.
Trouve une phrase que dit l’employé pour faire peur à Eckels.
3.
Pourquoi lui fait-il peur, alors qu’il veut lui vendre un voyage ?
4.
Trouve une phrase qui montre qu’Eckels hésite à partir.
5.
Qui sont les cinq hommes présents dans la Machine ?
6.
En quelle année cette histoire commence-t-elle ?
B. Je raconte.
Si tu pouvais voyager dans le
passé comme Eckels, qu’aimerais-tu aller voir ? Pourquoi ?
Chapitre 2 : Dans la jungle
Lorsque la machine ralentit, le vacarme
qu’elle faisait se transforma en murmure, et enfin elle s’arrêta. Travis ouvrit
une porte, et une passerelle métallique de six mètres de long se déroula.
« Ceci, dit Travis, c’est la jungle d’il y a soixante-dix millions d’années.
La passerelle se trouve quelques centimètres au-dessus du sol. Elle ne touche
ni fleur ni arbre, pas même un brin d’herbe. Son but est de vous permettre de
tout observer sans toucher quoi que ce soit du monde du Passé. Restez sur la
passerelle. Ne la quittez pas. Sous aucun prétexte. Si vous tombez au-dehors
vous aurez une amende.
-
Pourquoi ? demanda Eckels.
-
Nous n’avons pas le droit de changer le Futur. Si vous le faisons, le
gouvernement nous interdira de nous servir de notre Machine à remonter le
temps.
-
D’accord, mais ce n’est pas parce que nous allons marcher par terre que nous
allons changer le Futur, dit Eckels.
-
Erreur, répondit Travis. Imaginez que vous tuez une souris. Vous tuez du même
coup tous les bébés qu’elle aurait eues, et les bébés de ses bébés, et ainsi de
suite. Vous tuez des millions de souris sans le savoir. Alors des renards
seront privés de nourriture, ils mourront, et peut-être que des espèces
entières disparaîtront. Peut-être même que l’Homme disparaîtra. C’est pour cela
que vous restez sur la passerelle, compris ?
-
Compris. » La jungle autour d’eux était haute et vaste. Des ptérodactyles
passaient dans les airs. On entendait des gazouillements, des bruissements, des
murmures, des soupirs. Tout était rempli de bruits. Et soudain, tout se tut
comme si quelqu’un avait claqué une porte. Le silence. Un coup de tonnerre.
Sortant du brouillard, à une centaine de mètres, un Tyrannosaurus rex avançait.
A.
Je comprends.
1. A quoi sert la
passerelle ?
2. Pourquoi est-ce interdit
de toucher quoi que ce soit ?
3. Que se passe-t-il de
particulier lorsqu’arrive le tyrannosaurus rex ?
B. Je raconte.
1. En t’aidant du dessin de
couverture, écris une description du tyrannosaurus rex qui fasse très
peur.
Chapitre 3 : La peur d’Eckels.
Le tyrannosaurus rex arrivait planté sur d’énormes
pattes, à larges enjambées, bondissant lourdement. Il était gigantesque, et ses
pattes de derrière étaient puissantes, recouvertes d’une peau caillouteuse et
brillante, semblables à l’armure d’un terrible guerrier. Sa bouche laissait
voir une rangée de dents acérées comme des poignards. « Il pourrait se
dresser sur ses pattes et saisir la lune, dit Eckels.
-
Chut, dit Travis furieux, il ne nous a pas encore vus.
- Nous
avons été fous de venir, dit Eckels. Cela est trop pour nous. Il est trop
grand. Je veux partir.
-
Taisez-vous, enfin ! dit Travis. Allez tranquillement dans la Machine, et
laissez-nous l’observer. » Le tyrannosaurus rex se dressa sur ses pattes.
Il sentait affreusement mauvais. Une puanteur de viande pourrie se répandit
partout alentour. Travis, Lesperance, Billings et Kramer l’observaient,
fascinés. Eckels, de son côté, était sous le choc. Il ne savait plus où aller.
Sans se retourner, il marcha comme un aveugle vers le bout de la passerelle.
Ensuite, il descendit de la passerelle et marcha dans la jungle sans même s’en
rendre compte. Ses pieds s’enfonçaient dans la mousse verte. Il se laissait
porter par eux, et il se sentit seul et loin de tout. Soudain, Travis l’aperçut,
et lui dit de revenir. Ces paroles mirent en alerte le tyrannosaurus rex, qui
les remarqua et commença à se diriger vers eux. Eckels reprit alors soudain ses
esprits, sauta sur la passerelle et courut dans la Machine à remonter le temps.
Travis referma la passerelle et la porte, et les cinq hommes purent repartir au
moment même où la mâchoire d’acier du tyrannosaurus rex allait se refermer sur
eux.
Dans la Machine, Eckels, Billings et
Kramer tremblaient et pleuraient, et Travis était fou de colère. « Cet
imbécile a failli nous tuer, dit-il en parlant d’Eckels. Mais ce n’est pas le
plus grave ! Il est descendu de la passerelle. Il a peut-être changé le
Futur pour toujours. La Machine à remonter le temps va être interdite. Je vais
perdre mon travail. Stupide crétin ! »
A. Je comprends.
Ecris si les phrases suivantes
sont vraies ou fausses, en te justifiant avec un extrait du texte.
Exemple : Le tyrannosaurus rex n’a pas de dents.
FAUX. « Sa bouche laissait voir une rangée de dents acérées
comme des poignards.»
a) Le tyrannosaurus rex a une
odeur désagréable.
b) Eckels fait exprès de
descendre de la passerelle.
c) C’est à cause des paroles
d’Eckels que le tyrannosaurus rex les remarque.
d) Billings et Kramer n’ont
pas eu peur.
B. J’écris.
Invente une phrase vraie et
une phrase fausse concernant ce chapitre.
Chapitre 4 : Le papillon.
La Machine les ramenait vers l’année
2055, et Travis avait retrouvé un peu de calme. Néanmoins, il regardait
toujours Eckels. « Avez-vous fini de me regarder ? dit celui-ci. Je
n’ai rien fait.
-
Qu’en savez-vous ? dit Travis.
-
Je suis descendu de la passerelle, c’est tout, et j’ai un peu de boue sur mes
chaussures. Que voulez-vous que je fasse ? Que je me mette à genoux et que
je prie ? dit Eckels.
-
Oui, vous devriez le faire. » 1999 ! 2000 ! 2055.
La machine
s’arrêta. « Sortez » dit Travis. Ils
se trouvaient à nouveau dans la
pièce d’où ils étaient partis. Elle
était dans l’état où ils l’avaient
laissée.
Pas tout à fait le même, cependant. Le même
employé était bien assis derrière
le guichet. Mais le guichet n’était pas tout à fait
pareil, lui non plus.
Travis jeta un regard rapide autour de lui. « Tout va bien,
ici ?
fit-il sèchement.
-
Tout va bien. Bon retour ! dit l’employé.
-
Ca va, Eckels, vous pouvez partir, dit Travis. Et ne revenez jamais. »
Eckels fit quelques pas en direction de la sortie, mais il sentait une chose
étrange. Le monde n’était plus tout à fait le même, il en était sûr, mais il
n’aurait pas pu l’expliquer. Et puis, au moment de sortir, il regarda l’écriteau,
et son sang se glaça. Il lut : La
randon à trave les âges. Voyag dans le pas. Nou vou transportons. Vou l’observez.
Eckels se mit alors à gratter comme un fou la boue épaisse de ses
chaussures. Il recueillit en tremblant une motte de terre. « Non, ce n’est
pas possible. Non, pas une petite chose comme celle-ci. Non ! » Pris
dans la boue, jetant des éclairs verts, or et noirs, il y avait un papillon
mort. Eckels sentit sa tête tourner. Non, cela ne pouvait changer les choses.
Tuer un papillon ne pouvait avoir une telle importance. Et pourtant. Dans son
dos, Travis prit son téléphone et composa un numéro.
A.
Je comprends.
1.
Qu’est-ce qui prouve à Eckels que le monde a changé ?
2.
Pourquoi Eckels tremble-t-il en voyant le papillon ?
3.
D’après toi, à qui téléphone Travis à la fin ?
B.
Je pose des questions.
1.
Ecris deux questions sur l’ensemble de l’histoire, afin de participer à notre
défi-lecture.
Le Tyrannosaure.
Fiche pratique.
-
Le Tyrannosaure ou Tyrannosaurus rex est un grand dinosaure
carnivore
qui vivait dans ce qui est maintenant l'Amérique du Nord, dans une période à la fin du Crétacé
appelée le Maastrichtien, entre 70 et 65 millions d'années
avant notre ère. Son nom signifie « lézard tyran ». Il fut le plus
grand carnivore terrestre de son temps.
- Il
pouvait mesurer douze à quinze mètres de
long et peser six tonnes.
- Il
faisait six mètres de haut.
- Il
se tenait sur ses deux pattes arrières.
- Ses
pattes arrières, terminées par un pied à trois orteils griffus,
étaient particulièrement puissantes.
- Il
ne pouvait courir plus vite que 18 km/h. Cette vitesse est certes moins rapide
que dans le film Jurassic Park, mais
elle ne doit pas être sous-estimée. Elle pouvait lui permettre de prendre une
proie en embuscade, et de la poursuivre sur une très courte distance. De plus,
des traces d'empreintes fossilisées montrent que le tyrannosaure pouvait avoir des
enjambées de 3,75 mètres.
-
Le tyrannosaure n'est pas le plus grand des dinosaures carnivores. Voici
quelques-uns des plus grands :
- le Giganotosaure
(Amérique du Sud) faisait de 14 à 16 mètres.
- le Carcharodontosaure (Afrique) faisait de 8 à 15
mètres.
- le Spinosaurus
(Afrique) faisait de 13 à 16 mètres.
- le Mapusaurus
(Amérique du sud) faisait 13 mètres.
Le
tyrannosaure ne les a cependant jamais croisés.
LA FUSEE
Adaptation d’une nouvelle de Ray Bradbury
Chapitre 1 : La courte paille.
Souvent, la nuit, Fiorello Bodoni se
réveillait et écoutait les fusées passer dans le ciel. Ensuite, il se levait et
sortait sur la pointe des pieds. Alors, il pouvait rester des heures sous les
étoiles, à regarder les fusées. Une nuit, alors qu’il était dehors, il vit son
voisin, le vieux Bramante. « Que fais-tu là ? lui demanda-t-il.
- Je
regarde passer les fusées, répondit Bramante. Et toi ?
- Moi
aussi. Un jour, l’un d’entre nous montera dedans.
- Tu
es fou ! Ni moi, ni toi, ni personne de ta famille ne montera dans une fusée.
Les fusées, c’est pour les riches. Ce n’est pas pour nous.
- Ecoute-moi,
Bramante. J’ai mis de côté trois mille dollars. Il m’a fallu six ans pour le
faire. Je les ai économisés pour mon entreprise, je veux les investir dans du
matériel. Mais, chaque nuit, depuis un mois, je ne dors plus. J’entends les
fusées. Je réfléchis. Et ce soir, j’ai pris une décision. L’un de nous partira
dans l’espace.
- Imbécile !
dit Bramante. Comment le choisiras-tu, celui qui partira ? Lequel
ira ? Toi ? Maria, ta femme ? Lorenzo, ton fils aîné?
Paolo, ton autre fils ? Ou Myriam, ta fille ?
- Nous
tirerons à la courte paille. »
Le lendemain, peu avant le dîner, Fiorello Bodoni
arracha quelques brins de paille à un balai, puis il tendit son poing hérissé
de brins à ses enfants. « Choisissez », leur dit-il. Ils prirent un
brin de paille chacun, solennellement. « Longue.
-
Longue.
-
Longue. » Tous les enfants avaient tiré. La pièce était silencieuse. Il ne
restait plus que deux pailles. Bodoni sentait son cœur qui lui faisait mal.
C’était au tour de Maria, sa femme, de tirer. Elle prit un brin de paille.
C’était le plus court ! « Félicitations, dit Fiorello Bodoni. Je
t’achèterai ton billet aujourd’hui même.
- Attends,
Fiorello. Je ne peux pas partir dans l’espace.
- Pourquoi ?
- Je
vais avoir un nouveau bébé. Je ne dois pas voyager dans mon état.
- Pourquoi
ne m’avais-tu rien dit ? insista Fiorello Bodoni.
- J’ai
oublié.
- Maria,
Maria. Il faut retirer ! »
1.
Que Fiorello Bodoni veut-il faire de ses trois mille dollars ?
2.
Pourquoi Bramante pense-t-il que c’est stupide ?
3.
Es-tu plutôt de l’avis de Fiorello, ou plutôt de l’avis de Bramante ?
Explique en quelques mots pourquoi.
4.
Pourquoi Maria refuse-t-elle de partir dans l’espace ?
5.
Relis attentivement les sept dernières lignes. Qu’est-ce qui peut nous faire
penser que Maria dit un mensonge ?
Chapitre 2 : L’idée folle.
Ils tirèrent donc de nouveau. Cette
fois, Paolo, le plus jeune fils, prit immédiatement la courte paille. « Je
vais dans l’espace !» dit-il. Il faisait des bonds. Puis, soudain, il
arrêta de sourire, et il regarda ses parents, son frère et sa sœur. « Je
peux partir, n’est-ce pas ? demanda-t-il en hésitant.
-
Oui.
-
Et vous m’aimerez encore, quand je reviendrai ?
-
Bien sûr. » Paolo regarda le précieux brin de paille dans sa main
tremblante. Il secoua la tête. « Je n’y pensais plus. Il y a l’école. Je
ne peux pas partir. Il faut tirer de nouveau. » Mais personne ne le
voulait. Ils se sentaient lourds et tristes. « Personne n’ira, dit
Lorenzo.
- Cela
vaut mieux ainsi, dit Maria.
- Bramante
avait raison, dit Fiorello Bodoni. »
Le lendemain, il retourna sur le
chantier de son entreprise. C’était un chantier de démolition. Il achetait du
métal, le faisait fondre, et le revendait un peu plus cher qu’il ne l’avait
acheté. Dans la matinée, un homme arriva pour lui vendre une fusée à trois
mille dollars. « Evidemment, ce n’est pas une vraie fusée, lui dit
l’homme. C’est une maquette. Vous savez, ils font toujours une maquette, avant
de construire une vraie fusée. Mais bon, elle fait tout de même trois mètres de
haut. Si vous faites fondre tout ça, vous en tirerez un bon prix.
-
Je ne pense pas, dit Fiorello Bodoni. Si je vous l’achète, je vais sûrement
perdre de l’argent.
-
Alors tant pis, dit l’homme.
-
Attendez, dit Fiorello Bodoni. Malgré tout, je la prends. » En effet, un
rêve fou venait de germer dans sa tête : il allait emmener sa famille dans
l’espace avec cette maquette de fusée. En retouchant un peu la carcasse, il
était sûr d’y arriver. Evidemment, Maria fut épouvantée par cette nouvelle.
« Tu veux tous nous tuer ? dit-elle. Tu as gaspillé nos économies
pour acheter une fusée qui ne servira qu’à nous tuer ? » La dispute
fut violente, puis ils réussirent à parler tranquillement tous les deux. Il fut
convenu que Fiorello partirait une semaine dans l’espace avec les enfants, et
que Maria les attendrait à la maison.
A.
Je comprends
1.
A ton avis, pourquoi Paolo ne veut finalement pas aller dans l’espace ?
2.
Quelle est l’idée folle de Fiorello Bodoni ?
3.
Comment Maria réagit-elle lorsqu’elle apprend l’idée de Fiorello Bodoni ?
4.
Penses-tu que Fiorello doit réaliser son idée ? Pourquoi ?
B.
J’écris.
1.
Imagine ce qu’as dit Fiorello à Maria pour la convaincre de le laisser partir
avec les enfants.
2.
Invente deux questions concernant les deux premiers chapitres.
Chapitre 3 : Le voyage dans l’espace.
Pendant une semaine, Fiorello travailla
durement sur la fusée, aménageant tout ce qui lui paraissait nécessaire pour
leur voyage dans l’espace. Puis vint le moment du grand départ. Le vaisseau
était silencieux comme une horloge arrêtée. Ils dirent au revoir à Maria, puis
le sas se referma en sifflant. Il les boucla, comme de petites momies, dans des
hamacs en caoutchouc. « Prêts ?
- Prêt !
répondirent-ils.
- Départ ! »
Il poussa dix boutons. La fusée tonna et bondit. Les enfants se balancèrent
dans leurs hamacs en poussant des cris. « Voici la lune ! » La
lune passa comme dans un rêve. Des météores éclatèrent en feu d’artifice. Des
heures plus tard, détachés de leurs hamacs, ils se collèrent au hublot.
« Voici la Terre… et voici Mars ! » Puis, les enfants se
remirent dans leurs hamacs, et ils s’endormirent dans leur sangle comme des
papillons dans leurs cocons. « Bon, murmura Fiorello Bodoni, nous voilà
enfin seul. » Il sortit sur la pointe des pieds de la chambre de contrôle,
et se tint pendant un long moment d’inquiétude devant le panneau du sas. Puis
il appuya sur un bouton. La porte pivota. Il sortit. Dans l’espace ? Dans
les flots d’encre des météores ? Fiorello Bodoni sourit. Autour de la
fusée frémissante s’étendait le chantier. Rouillée, avec son cadenas qui
pendait, il vit la grille de la cour, ainsi que sa petite maison silencieuse.
Et, au milieu de tout ça, la fusée ronronnante agitait les enfants dans leurs hamacs.
Bodoni pria pour tout se passe bien jusqu’à la fin du voyage. Pour qu’il n’y
ait pas de coupure dans les films en couleurs. Que les miroirs et les écrans
cachés ne soient pas découverts. Avant de retourner dans la fusée, il alla dire
bonsoir à sa femme, Maria. « Tu es le meilleur des pères qui soit au
monde » chuchota-t-elle.
1.
Ecris si les phrases suivantes sont vraies ou fausses, en te justifiant avec un
extrait du texte.
Exemple : Fiorello travailla un
an sur la fusée.
FAUX. « Pendant une semaine, Fiorello travailla durement sur la
fusée. »
a)
Les enfants dorment dans des hamacs en fer.
b)
Fiorello Bodoni et ses enfants sont vraiment dans l’espace.
c)
Fiorello Bodoni a caché des écrans et des miroirs dans la fusée.
d)
A la fin de l’histoire, Maria est très en colère contre Fiorello Bodoni.
2.
A toi d’écrire une phrase vraie et une phrase fausse concernant l’ensemble de
l’histoire.
Production écrite : ma nouvelle de science
–fiction.
Afin
de t’aider à écrire ta nouvelle, tu vas tout d’abord remplir le tableau
suivant. Tu peux bien sûr t’aider de ce qui t’es proposé en dessous du tableau.
|
|
La
nouvelle de Bradbury |
Ma
nouvelle |
|
L’histoire
se passe dans le futur. |
En
2055 |
En
…………………… |
|
Il
y a quelque chose que l’on ne peut voir que dans le futur. |
Une
machine à remonter le temps. |
………………………………….. ………………………………….. …………………………………. ………………………………….. |
|
Il
y a un personnage principal, qui veut quelque chose de particulier. |
Eckels,
qui veut aller dans le passé voir un tyrannosaure. |
………………………………….. ………………………………….. ………………………………….. ………………………………….. |
|
Pendant
la nouvelle, il se passe quelque chose d’imprévu. |
Eckels
marche sur le sol dans le Passé. |
…………………………………. …………………………………. …………………………………. …………………………………. ………………………………….. |
|
Il
y a une conclusion. |
Eckels
a changé le Futur. |
………………………………….. …………………………………. …………………………………. ………………………………….. |
|
La
nouvelle a un titre. |
Un
coup de tonnerre. |
………………………………….. ………………………………….. ………………………………….. |
Exemples
de scénarios possibles :
Il
y a quelque chose que l’on ne peut voir que dans le futur : Ce sont les animaux qui dominent les hommes. Les
hommes sont dans des zoos.
Il
y a un personnage principal, qui veut quelque chose de particulier : Morton décide de s’échapper pour délivrer ensuite ses
amis.
Pendant
la nouvelle, il se passe quelque chose d’imprévu : Il découvre que les animaux ont enfermé les humains
pour sauver la planète.
Il
y a quelque chose que l’on ne peut voir que dans le futur : Les robots, qui sont très intelligents, deviennent
fous.
Il
y a un personnage principal, qui veut quelque chose de particulier : Schuman
décide de tous les déconnecter.
Pendant
la nouvelle, il se passe quelque chose d’imprévu : Schuman découvre que son père est un robot.
Les robots méchants
Cette histoire commença en 2013. Lilie avait aperçu
une pancarte avec marqué dessus " Une machine qui va dans le futur".
Alors Lilie voulut aller voir les robots en 3011. Elle rentra dans une
boutique, et elle aperçut une personne. Lilie dit au monsieur : " Bonjour,
je m'appelle Lilie.
-
Bonjour. Moi c'est Tony Dry, répondit le monsieur.
-
Je voudrais aller visiter les robots en 2013.
- D'accord,
dit Tony en souriant.
-
Merci" dit Lilie.
Alors, tous les deux allèrent dans la machine. Il y
avait aussi un guide et deux autres voyageurs, monsieur Chalk, et monsieur
Belon. Une fois arrivé en 3011, tout avait changé : les maisons, les plantes,
le soleil, tout était noir. Et tout au fond il y avait un vaisseau et le guide
dit : " Il ne faut pas aller dans ce vaisseau parce que sinon ça peut
changer le passé." Tout à coup, il y eut un robot qui vint derrière le
guide et le prit par le cou. Le robot le prit en otage. Après tous les robots
vinrent autour de tous les humains, sauf Lilie. Alors elle alla dans la maison
d'un robot, elle prit un gadget, et elle alla tuer quelques robots. Après Lilie
fut repérée, et elle alla dans le vaisseau pour que les robots ne l'attrapent
pas. Lilie changea le passé. Alors elle prit un gadget de défense du vaisseau
et tua tous les robots. Et elle courut vers la machine, puis tout le monde
rentra dedans. Tony était très ravi que Lilie ait sauvé monsieur Chalk et
monsieur Belon. Tony applaudit. Mais quand ils arrivèrent en 2013, tout avait
changé. Là-bas, tout était noir.